Florence et la Sainte-Catherine



Florence et la Sainte-Catherine
Auteure :  Lysette Brochu
Collection : Série Fêtes. Album pour enfants
Type :  Broché

Mars 2005 / Avril 2006 / 2007 / 2008 / 2010
Éditions du Vermillon
36 pages
Prix: 10,00 $

Pour Florence, élève de quatrième année, la meilleure de toutes les journées, du moins pour se sucrer le bec, c’est bien cette fête des papillotes à la mélasse. Quelle est l’origine de la Sainte-Catherine? Qui était Marguerite Bourgeoys? Comment fait-on de la tire? Accompagnez donc Florence à l’école où Madame Dora a sagement lancé un défi à ses jeunes qui souhaitent fêter la Sainte-Catherine.
Florence et la Sainte-Catherine



Le mercredi 4 octobre, 2006

Une histoire d'hier, servie à la moderne...
J'ai pris conscience que la fête de la Sainte-Catherine (le 25 novembre) n'était plus célébrée comme autrefois. Je me suis dit : « Voilà une tradition de notre histoire canadienne-française, qui risque de se perdre. » J'ai donc écrit un livre de 36 pages, pour les enfants et les adultes qui les aiment, afin de faire revivre cette belle fête aux douceurs sucrées... et comme je suis une ancienne élève du Couvent Notre-Dame, rue Gloucester à Ottawa (j'ai fini ma douzième année en 1964), je voulais faire connaître Marguerite Bourgeoys...
« Pour Florence, élève de la quatrième année, la meilleure de toutes les journées, du moins pour se sucrer le bec, c'est bien cette fête des papillottes à la mélasse. Une histoire fidèle à la vraie légende qui répond précisément aux questions que peuvent se poser les jeunes lecteurs ou lectrices. 
Quelle est l'origine de cette fête?
Qui était Marguerite Bourgeoys? 
Comment fait-on de la tire?


Enfin, l'auteure offre même la recette de la tire car elle croit que cette fête, une belle tradition enracinée dans notre histoire du pays, ne doit pas mourir et que tous les enfants ont le droit, lorsqu'arrive le 25 novembre, de vivre de bons moments sucrés avec leurs parents et enseignants. 
Rencontrez  donc Florence et sa famille et accompagnez l'enfant à l'école où Madame Dora a sagement lancé un défi à ses jeunes qui souhaitent fêter la Sainte-Catherine. »
Les illustrations sont de
Christian Quesnel, un artiste très talentueux de l'Outaouais.
(L'artiste québécois Christian Quesnel a produit plusieurs albums de bande dessinée tous parus aux Éditions du Vemillon, à Ottawa. Il a également réalisé de courtes BD parues dans diverses revues au Québec, en Ontario, en France et en Angleterre. Parallèlement au neuvième art, Quesnel aime bien explorer d'autres genres d'expression picturale, notamment en graphisme, en photographie et en illustration.)

Bonnes nouvelles de IBBY Canada

Festival international 2006 du livre pour enfants à l'Île de Nami
Date : du 21 avril (vendredi) au 30 juin (vendredi)
Endroit : Event Hall, Book Island Hall et sites variés sur l'Île de Nami.
Le 2e Festival international du livre pour enfants de Nami en Korée a débuté le 21 avril et s’est déroulé jusqu'au 30 juin. Cette exposition de 70 jours présentait des livres pour enfants provenant de 66 pays.
Le thème lors de ce festival du printemps dernier était «Voyages au pays de l'imaginaire». 
The idea of this IBBY sponsored event was "... to evoke the notion that every child can travel around the world in their imagination on and through books and dream of a peaceful future in which they meet each other as friends." 

NOTE : J'étais heureuse d'apprendre que IBBY Canada avait inclus Florence et la Sainte-Catherine, un de mes albums pour enfants dans l'exposition qui représentait le Canada. 

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Le livre Florence et la Sainte-Catherine de LYSETTE BROCHU, illustré par CHRISTIAN QUESNEL, figure sur la liste d'honneur d'IBBY Canada. La Liste d'honneur d'IBBY est une sélection bisannuelle de livres remarquables, récemment publiés, qui met en valeur des auteurs, des illustrateurs et des traducteurs des pays membres d'IBBY. Les livres choisis pour la Liste d'honneur doivent représenter la meilleure littérature pour la jeunesse dans chaque pays publiés dans les deux années et ils doivent également être appropriés pour la publication à travers le monde. L'objectif premier de IBBY: développer la compréhension internationale à travers la littérature de jeunesse. IBBY, l'Union internationale pour les livres de jeunesse (www.ibby.org) a été fondé en 1953 et son Secrétariat général est situé en Suisse. IBBY est un réseau international de personnes qui veulent rapprocher les enfants des livres et qui croient en la capacité de la littérature jeunesse à rapprocher les cultures et à promouvoir la paix. IBBY Canada a été fondé en 1980, la section canadienne d'IBBY est l'une des soixante-dix sections nationales. IBBY Canada (www.ibby-canada.org) est un organisme bénévole qui fait la promotion des livres de jeunesse canadiens de qualité en français et en anglais au niveau national et international. Parmi les membres de IBBY Canada, on retrouve des auteurs, des illustrateurs, des bibliothécaires, des libraires, des éducateurs et des éditeurs.
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Le Droit – Ottawa-Gatineau
Arts et spectacles
Lysette Brochu... sauveuse de la Sainte-Catherine!
Par Anick Charrette
Triste de constater que la Sainte-Catherine est de moins en moins célébrée de nos jours, l’écrivaine de la région Lysette Brochu a décidé de s’adresser aux enfants pour faire revivre cette fête traditionnelle, en publiant un livre pour les 8 à 12 ans, «Florence et la Sainte-Catherine». Ayant étudié chez les Dames de la congrégation de Notre-Dame, collège qui fut fondé par Marguerite Bourgeoys (celle qui a donné naissance à la tradition de la tire Sainte-Catherine), Lysette Brochu a toujours accordé une grande importance à cette coutume enracinée dans l’histoire de notre pays. «Je trouverais ça dommage d’assister à la mort de cette bonne vieille fête canadienne-française», confie l’ancienne enseignante de 58 ans. C’est ainsi qu’elle souhaite ardemment que son livre touche les professeurs et les jeunes mamans à un point tel qu’elles contribuent à faire ressusciter cette tradition, «pour qu’on puisse tous se sucrer le bec», comme elle le dit si bien. En parcourant les pages du livre, les enfants apprendront, tout en s’amusant, qui était Sainte-Catherine, pourquoi on a décidé de la fêter le 25 novembre, et comment on est arrivé à se régaler de tire cette journée-là. On y retrouve même la recette de tire Sainte-Catherine, ainsi que deux textes issus de la littérature canadienne qui traitent de cette fête des papillotes à la mélasse. «Mon défi était d’intéresser les 8 à 12 ans tout en visant les adultes. Il fallait donc que ce soit à la fois divertissant et éducatif», raconte l’auteure originaire de Sudbury, qui en est à son sixième livre, en plus d’avoir signé des nouvelles et de la poésie pour de nombreux collectifs. En effet, toute l’histoire de la fête est décortiquée de sorte que les parents ou les professeurs n’aient pas besoin de faire quelque recherche que ce soit pour bien comprendre les origines de la Sainte-Catherine. Quant aux enfants, ils se régaleront certainement des illustrations absolument magnifiques de Christian Quesnel. «C’est une histoire traditionnelle mais j’en ai fait une histoire de coeur, alors je voulais des dessins flyés pour donner une saveur moderne à l’histoire. Christian Quesnel a bien compris et il a fait des dessins très innovateurs», confie la sympathique grand-maman, visiblement ravie du résultat. Après la Sainte-Catherine, Lysette Brochu compte s’attaquer à différentes fêtes en publiant d’autres ouvrages, toujours dans la collection Fêtes des Éditions Vermillon. «Isabelle et la Saint-Valentin» et « Hugo et la fête des pères» sont à venir prochainement. «Je veux faire toutes les fêtes, de lancer Mme Brochu avec enthousiasme. Et même celles des autres pays et religions. Je trouve la fête très importante. On devrait fêter beaucoup plus souvent», ajoute-t-elle en riant.

Chronique de Loulou
Le mardi 10 mai 2005
Florence et la Sainte-Catherine
Texte : Lysette Brochu; illustrations : Christian Quesnel
Les Éditions du Vermillon
L’illustrateur... a déjà produit plusieurs albums de BD, un livre d’art en tableaux et de courts récits graphiques – impressionnant!
Quant à l’auteure, il s’agit de nulle autre que notre collègue de Planète Québec! Je parle rarement des œuvres des personnes que je connais, mais je fais une exception pour ce charmant petit livre qui me rappelle, à moi la toute première, que certaines de nos traditions qui se perdent méritent bien au contraire d’être sauvegardées! L’histoire de la fête de la Sainte-Catherine ouvre sur celle d’autres fêtes, sur l’histoire du Québec, sur Marguerite Bourgeoys et, bien sûr, sur la recette de la bonne tire. Leçon pédagogique autant que ludique! La recette s’illustre de photographies de la « vraie » Florence et de sa petite sœur Claudia, de leur maman et de leur grand-père Maurice, mari de l’auteure. Décidément bien sympa! Deux extraits complètent l’ouvrage : l’un de Louis Hémon tiré de Maria Chapdelaine, où l’on voit que nos ancêtres faisaient parfois de la tire… le jour de l’an; l’autre, de Pamphile Le May, tiré des Vengeances, décrit justement une fête de la Sainte-Catherine.


104 | Québec français \ 39 | automne 2005
Isabelle L’Italien-Savard

Tire, rires et tirelire
Pour rester un peu dans le domaine des festivités automnales, un album des éditions Vermillon permet d'aborder avec les enfants une fête méconnue, souvent oubliée, celle de la Sainte-Catherine. On y apprend une foule d'informations qui retracent l'origine de cette fête, sa signification, les coutumes qui l'ont entourée. Les dernières pages du livre donnent même une recette de tire Sainte-Catherine. Si le propos de l'album reste, on s'en doute, très didactique, l'auteure, Lysette Brochu, réussit habilement à passer l'information en l'intégrant à l'histoire de Florence, une élève de quatrième année, qui partage, avec sa classe et sa famille, toutes sortes d'activités autour de la fête de Sainte-Catherine. Les belles illustrations de Christian Quesnel, originales et inventives, contribuent elles aussi à alléger la densité informative du texte. C'est un album intéressant pour élaborer une activité en classe autour de la fête du 25 novembre et, par la même occasion, faire découvrir aux élèves une partie de la vie de nos ancêtres.

Lysette et Christian Quesnel, illustrateur

Revue Pastorale Québec, octobre 2005
Marthe Boudreau
Florence et la Sainte-Catherine

  Cette histoire a été écrite pour les 8 à 12 ans. Enseignante et chroniqueuse culturelle, Lysette Brochu a déjà acquis une réputation d’auteure pour les jeunes en écrivant plusieurs contes et histoires dédiés à ses petits-enfants. Christian Quesnel a illustré toutes les pages de ce livre... il compte à son actif plusieurs albums de bande dessinée (BD).

  Florence, l’héroïne est élève de quatrième année. Avec les autres jeunes de sa classe, elle veut relever le défi lancé par son professeur afin que son souhait se réalise, à savoir fêter la Sainte-Catherine. Sarah Harvey, ma petite-fille de 8 ans a lu le livre. Elle a gardé de l’intérêt jusqu’à la fin et elle y a découvert l’origine de la fête traditionnelle de la Sainte-Catherine, le grand cœur de Marguerite Bourgeoys et la recette de la tire. Pour Sarah, les illustrations ressemblent à des dessins animés. Elle a exprimé toute sa surprise devant le fait que Catherine ait la tête coupée parce qu’elle refusait d’épouser Maxence. Aussi elle émet le désir que le 25 novembre prochain, nous cuisinions ensemble, en suivant la recette et la méthode offertes aux pages 30 et 31. Sarah a déjà hâte d’humer la bonne odeur de la tire.
  En quelques pages, l’histoire de Florence remet en valeur une fête traditionnelle et peu connue de nos jours. Un livre à recommander pour l’intergénérationnel !  


Le Reflet le 20 avril 2005
Une histoire pour sauver la Sainte-Catherine
Marie Cicchini
Pour que la Sainte-Catherine reste une fête bien vivante, l’écrivaine Lysette Brochu a publié un livre pour les enfants de 8 à 12 ans dans l’espoir qu’ils y retrouvent des valeurs traditionnelles sur le modèle de «Florence et la Sainte-Catherine».
La fête de la Sainte-Catherine n’est plus célébrée comme autrefois, et si elle disparaît, c’est une tradition de l’histoire canadienne-française qui risque de se perdre. Tel est le triste constat auquel Lysette Brochu, originaire de Sudbury, tente de répondre par ce livre. L’ancienne élève du Couvent Notre-Dame, à Ottawa, voulait faire connaître la fondatrice des Dames de la congrégation de Notre-Dame, Marguerite Bourgeoys. C’est elle qui a donné naissance à la fête de la mélasse, apprend-on.
«Les enfants mettent toute leur énergie dans l’Halloween tandis que le 25 novembre, on oublie cette fête francophone qui remonte à 1658», dit-elle.
Son septième livre s’adresse autant aux adultes et enseignants qu’aux enfants, et particulièrement à ses propres petits-enfants. Ceux-ci attendaient d’ailleurs avec impatience de se reconnaître, encore une fois, parmi les personnages d’une nouvelle histoire. «Florence, c’est le nom de ma petite-fille. Je donne chaque fois au personnage central de mes livres le nom d’un de mes petits-enfants », confie-t-elle.
Jusqu’à présent, tous ceux qui voulaient s’instruire sur cette fête devaient faire de la recherche dans des documents épars.
Florence apprend pourquoi on fait de la tire à la Sainte-Catherine tout en faisant la connaissance de Marguerite Bourgeoys et de son rôle dans la naissance de la vieille coutume canadienne française qui est née de ses bonnes valeurs chrétiennes.
La recette de la tire inspirée des soeurs de la Congrégation est incluse dans le livre.
Le scénario se présente sous forme d’une leçon d’histoire que Florence apprend dans une classe de quatrième année, le jour de la Sainte- Catherine, relatant fidèlement les dialogues entre l’enseignante et ses élèves.
Les illustrations de Christian Quesnel présentent des personnages aux allures de poupées dessinées à la craie et qui évoluent dans des décors aux références temporelles allant de l’Empire romain à l’époque actuelle, en passant par le Moyen-Âge, sans oublier les Amérindiens.
Lysette Brochu est membre de l’Association des auteurs de l’Ontario français (AAOF). Elle enseigne depuis les années 1960 et est chargée de cours en création littéraire à l’UQO. Elle se consacre à la littérature pour enfants depuis 2001 et déjà elle a rendu visite aux élèves de plusieurs écoles de langue française dans quelques provinces.
L’auteure fait passer des messages et valeurs à travers ses contes et aimerait continuer d’écrire dans cette veine afin de mieux faire connaître les autres fêtes traditionnelles. La prochaine histoire, prévue cet automne, pourrait soit être « Isabelle et la Saint-
Valentin », soit la suite de «Myriam, la dévoreuse de livres», où la fillette tombera cette fois-ci dans la peinture.
L’auteure de « Florence et la Sainte-Catherine » fait la tournée des écoles de langue française en compagnie de Maurice Brochu pour présenter ses contes pour enfants. 


 
Déroulement de ma rencontre avec les élèves :

 
1. Je me présente et je présente Maurice...
2. Je présente mes livres rapidement
3. Je leur demande de choisir une des phrases, parmi une douzaine, qui leur semble la meilleure raison pour s'adonner à la lecture...*voir questionnaire plus bas...
4. Une marionnette, petite indienne, leur raconte l'histoire de Marguerite Bourgeoys et de la tire.
5. Pièce d'introduction... les élèves font la voix de Florence et je fais la voix de Marguerite (marionnette déguisée en Marguerite et marionnette de Florence aident à faire cette partie...)
6. Chanson « La tire de la Sainte-Catherine... »
7. Message code (Trouver le message de Marie...)
8. Recette de la tire (voir dans le livre la recette originale)
9. Lire le début du livre de
Florence et la Sainte-Catherine
10. Raconter l'histoire de Catherine d'Alexandrie (poupées ou images peuvent aider)
11. Chanson... « Vive la Sainte-Catherine, bron, bron, bron... »
12. Questionnaire à remplir... Récompense : leur remettre un coeur sur la main afin de leur rappeler que Marguerite avait un grand coeur...
13. Remise d'un signet ou autres jeux reliés au thème...

À Timmins, on fête encore la Sainte-Catherine!
Florence et la Sainte-Catherine / Thèmes et valerus


Thème principal
:
La fête du 25 novembre, la Sainte-Catherine

Sous-thèmes :
Histoire de Marguerite Bourgeoys, de Maisonneuve, première école à Montréal, fêtes de différentes communautés culturelles, initiation à la littérature du terroir (extraits de Louis Hémon et de Pamphile Le May)

Valeurs :
respect de nos traditions, fierté de nos coutumes

Résumé :
Pour Florence, élève de la quatrième année, la meilleure de toutes les journées, du moins pour se sucrer le bec, c'est bien cette fête des papillottes à la mélasse. Une histoire fidèle à la vraie légende et qui ouvre sur celles d’autres fêtes, sur l’histoire du Québec, sur Marguerite Bourgeoys et, bien sûr, sur la recette de la bonne tire. Leçon pédagogique autant que ludique!
L'auteure offre même la recette de la tire car elle croit que cette fête, une belle tradition enracinée dans notre histoire du pays, ne doit pas mourir et que tous les enfants ont le droit, lorsqu'arrive le 25 novembre, de vivre de bons moments sucrés avec leurs parents et enseignant.e.s. Rencontrez  donc Florence et sa famille et accompagnez l'enfant à l'école où Madame Dora a sagement lancé un défi à ses jeunes qui souhaitent fêter la Sainte-Catherine. 
Deux extraits complètent l’ouvrage : l’un de Louis Hémon tiré de
Maria Chapdelaine, où l’on voit que nos ancêtres faisaient parfois de la tire… le jour de l’an; l’autre, de Pamphile Le May, tiré des Vengeances, décrit justement une fête de la Sainte-Catherine.
Les illustrations sont de Christian Quesnel, un artiste très talentueux de l'Outaouais.



CAHIER PÉDAGOGIQUE
:
Vive la Sainte-Catherine       
Paroles de Charles Trenet
Catherine était fille,
Et bron, bron, bron,
Catherine était fille,
Était fille de roi,
Voilà, voilà,
Était fille de roi,
Voilà, voilà, voilà.
Un jour, dans sa prière,
Et bron, bron, bron,
Un jour, dans sa prière,
Son père la trouva,
Voilà, voilà,
Son père la trouva,
Voilà, voilà, voilà.

"Que faites-vous, ma fille ?
Et bron, bron, bron,
Que faites-vous, ma fille,
Dans cette pose-là ?
Voilà, voilà,
Dans cette pose-là ?
Voilà, voilà, voilà.

Je prie le Dieu, mon père,
Et bron, bron, bron,
Je prie le Dieu, mon père,
Que vous n'adorez pas,
Voilà, voilà,
Que vous n'adorez pas,
Voilà, voilà, voilà.

"Qu'on m'apporte mon sabre,
Et bron, bron, bron,
Qu'on m'apporte mon sabre,
Et mon grand coutelas,
Voilà, voilà,
Et mon grand coutelas,
Voilà, voilà, voilà.

Au premier coup de sabre,
Et bron, bron, bron,
Au premier coup de sabre,
La tête lui trembla,
Voilà, voilà,
La tête lui trembla,
Voilà, voilà, voilà.

Au second coup de sabre,
Et bron, bron, bron,
Au second coup de sabre,
La tête lui tomba,
Voilà, voilà,
La tête lui tomba,
Voilà, voilà, voilà.

Deux anges descendirent,
Et bron, bron, bron,
Deux anges descendirent,
Et dirent au roi :
Voilà, voilà,
Et dirent au roi :
Voilà, voilà, voilà.

Devant ce grand miracle,
Et bron, bron, bron,
devant ce grand miracle,
Le roi resta baba,
Voilà, voilà,
Le roi resta baba,
Voilà, voilà, voilà.
La morale de l'histoire,
Et bron, bron, bron,
La morale de l'histoire...
Je ne m'en souviens pas,
Voilà, voilà,
Je ne m'en souviens pas,
Voilà, voilà, voilà.
  

Questionnaire :
Où et en quelle année est née Marguerite Bourgeoys?
Qui a demandé à Marguerite de venir s’établir au Canada?
Comment longtemps a duré la traversée?
Quand s’ouvrit la première école à Montréal?
Pourquoi dit-on que Marguerite Bourgeoys avait un bon cœur?
Pourquoi a-t-elle décidé de faire des bonbons le 25 novembre 1658.
Qui est Catherine d’Alexandrie?
Pourquoi disait-on que la Sainte-Catherine était la fête des vieilles filles?
Comment s’appelle la communauté religieuse que Marguerite Bourgeoys a fondée?
Nos ancêtres aimaient beaucoup la fête de la Sainte-Catherine… pourquoi?


Florence
 
Claudia


Pièce Marguerite Bourgeoys
Florence et la Sainte-Catherine
Adaptation du livre :
Lysette Brochu, Florence et la Sainte-Catherine, (illustrations Christian Quesnel) album pour enfants, Ottawa, Éditions du Vermillon, mars 2005. 

 
Narrateur : C’est le 25 novembre. Voici Florence, dans sa famille, à la maison, le matin, avant de partir pour l’école.
 
Florence (9 ans) : Comme je suis contente… c’est le vingt-cinq novembre et c’est une bonne journée pour se sucrer le bec! C’est la Sainte-Catherine, c’est la Sainte-Catherine!
 
Papa Emmanuel :  Allons ma chérie, il faut se hâter. Bois ton jus d’orange et mange tes céréales. Toi aussi Claudia. Nous aurons le temps de fêter plus tard.
 
Maman Manon : Nos enfants garderont de bons souvenirs de cette journée. Il faut prendre le temps de faire la fête, c’est bien important. Moi, je me souviens de mon petit frère, qui après avoir fini d’étirer sa tire de Sainte-Catherine, avait dit à ma mère : « C’est magique ça… avant j’avais les mains toutes sales et là, elles sont toutes propres. » Comme on avait ri! Inutile d’ajouter qu’on lui avait laissé sa tire.

***

Narrateur : Florence arrive à l’école et elle va écrire Bonne fête de la Sainte-Catherine au tableau. L’institutrice est surprise.
 
Enseignante Madame Dora : C’est très bien Florence, mais qui t’a parlé de cette fête populaire et qu’en sais-tu? 
 

Florence : Bien, c’est une histoire que ma grand-mère me répète à chaque année. Elle dit que c’est une vieille tradition qui se perd.

Enseignante Madame Dora : Mais elle a bien raison...

Florence : Elle dit aussi qu’il y a très longtemps de cela,  Monsieur de Maisonneuve demanda à une Française  de venir travailler au Canada. Elle a dit « oui » même si elle savait que les conditions de vie n’étaient pas trop bonnes, que c’était un pays de froid, qu’elle serait bien pauvre, et que ça prendrait presque deux mois  pénibles de traversée, sur la mer de l’Atlantique, pour s’y rendre.
 
Madame Dora : Est-ce que Marguertie a décidé de suivre ce M. Maisonneuve?
 
Florence : Ma mère m’a dit que Marguerite Bourgeoys sentait que c’était là, sa place. Avec toute la bonté de son grand cœur, elle désirait enseigner la lecture, l’écriture, les chiffres, la foi chrétienne et attirer  dans sa classe, tous les enfants, leur donner chance égale de s’instruire. Mais il fallait d’abord les convaincre de se rendre à la nouvelle école. Elle songea donc à faire des bonbons pour les attirer.
 
Madame Dora : Bonne idée! Et avec quoi a-t-elle fait ces bonbons?
 
Florence : Comme elle n’avait pas grand-chose pour les fabriquer, elle se servit de la mélasse. Elle a vraiment réussi. Mmmmm! Les petites bouchées blondes de tire douce faisaient vraiment plaisir aux grands comme aux petits. Toutes les mamans de la Nouvelle-France ont demandé la recette de sa tire. Puis c’est devenu une coutume et après, à chaque année, lors de la Sainte-Catherine, les familles faisaient et distribuaient de la tire. Voilà!
 
Madame Dora : Mais, bravo Florence!
Oui, les enfants, cet événement s’est passé aux environs de1658, à Ville-Marie, une ville qu’on appelle maintenant Montréal.
C’était aux premiers temps de la colonie.  Marguerite Bourgeoys venait de s’installer dans sa nouvelle maison, une étable en pierre, qu’on avait bien nettoyé et qui servirait d’école.
 
Sarah, une élève : Moi, je comprends pourquoi on appelait cette fête « fête de la mélasse ». C’est parce que Marguerite Bourgeoys a fait cette tire, pour la première fois, le jour de cette fête. Mais qui est Sainte Catherine?
 
Marc-André, un élève : Son nom était Catherine d’Alexandrie. L’empereur romain, Maxence, voulait l’épouser. La belle Catherine a dit NON. Il a essayé de la convaincre mais elle a encore dit NON. Elle n’aimait pas cet homme qui avait le cœur dur. Il était si fâché qu’il l’a fait torturer. C’était une fille libre qui suivait son cœur et elle a encore refusé de l’épouser. Eh bien, dans sa colère, Maxence a dit : «  Coupez-lui la tête ».
 
Pierre, un élève : Es-tu bien certain de ne pas être dans la mélasse Marc-André?
 
Madame Dora : Marc-André a parfaitement raison vous savez... Cet empereur était cruel.
Eh bien, après la mort de Catherine, les Français voulaient se souvenir d’elle et ils ne voulaient pas oublier cette horrible histoire.  Donc, les 25 novembre, en France, partout dans le pays, on coiffait sa statue, d’un bonnet de dentelle. L’honneur de coiffer cette sainte Catherine revenait à la plus vieille des filles, une fille qui n’était pas encore mariée.
Ici, au Canada, on a continué cette pratique. Il nous arrivait même d’appeler ce jour, pour taquiner les filles de vingt-cinq ans ou plus, la fête des vieilles filles, puis on  leur demandait parfois de coiffer un bonnet blanc ou un chapeau un peu fou.
 
Janika, une élève : Une chance que les temps ont changé.
 
Madame Dora : Oui, je suis bien d’accord! Vous savez, autrefois, on s’amusait beaucoup pendant la fête de la Sainte-Catherine. Il paraît qu’au siècle dernier, personne ne travaillait ce jour-là. On visitait les voisins, on se racontait des histoires amusantes et  souvent on faisait des sauteries, des petites réunions où l’on dansait la gavotte joyeusement au son des violons et au milieu des rires. On préparait de la bonne tire.
On attisait le feu dans le poêle. Le sirop bouillait dans le chaudron et bientôt on étirait les écheveaux de pâte sucrée.  On repliait la tire sur elle-même, l’étendait encore puis on la tranchait par petits morceaux qu’on déposait sur les assiettes.
Comme il arrivait souvent que de jeunes amoureux décidaient de se fiancer ce jour-là,  on en servait aux jeunes filles à marier et à leurs compagnons. Enfin, tout le monde en mangeait avec appétit et avec plaisir.  
Quand j’étais petite, des mamans se rendaient dans nos écoles le jour de la Sainte-Catherine et ensemble elles veillaient à la cuisson du sirop. Ça sentait si bon que les enfants avaient le cœur tout joyeux de penser qu’ils en savoureraient quelques morceaux une fois le sirop refroidi.
 
Florence : J’ai une idée. On pourrait célébrer la Sainte-Catherine après-midi en montant une pièce de théâtre ou en improvisant des jeux et en chantant? Maman m’a enseigné une chanson de Sainte-Catherine…
 
Catherine était fille,
Et bron, bron, bron,
Catherine était fille
Était fille de roi,
Voilà, voilà,
Était fille de roi,
Voilà, voilà, voilà.
 
Tous les élèves : Oui, oui, oui… s’il vous plaît Madame !
 
Madame Dora : D’accord, d’accord, mais à une condition. Je vous demande de répondre aux deux questions suivantes.
Si vous travaillez fort, eh bien, ce sera fête après-midi.
Voici mes questions :
-Pourquoi dit-on que Marguerite Bourgeoys avait un bon cœur? Donnez des exemples.
-Quelle est la recette de la tire de Sainte-Catherine?

…………………………………………………

Pièce (suite)...


Narrateur 
: Les élèves travaillent très, très fort et après quelque temps, l’enseignante commence à les interroger…
 
Madame Dora : Pourquoi dit-on que Marguerite Bourgeoys avait un bon cœur? Quelqu’un peut répondre?
 
Camille, une élève : Marguerite était venue au pays pour servir. Elle refusait les traitements de faveur, elle dormait sur la dure comme les autres. Elle partageait les conditions de vie des colons. Elle  travaillait fort sans compter ses heures.  Elle fendait du bois, pétrissait le pain, cuisinait, montrait aux jeunes à coudre ou à filer, aidait à Jeanne Mance, sa bonne amie, à prendre soin des malades, écrivait des lettres pour les soldats et elle priait très fort lorsqu’elle avait des douleurs dans son âme.
 
Janika : Elle écoutait beaucoup les autres et elle les soutenait dans leurs efforts. Elle a aussi enseigné des règles de vie à d’autres femmes qui voulaient la suivre et elle a fondé une communauté de religieuses, les sœurs de la Congrégation Notre-Dame. Elle était forte… hein Madame Dora?
 
Madame Dora : Oui, bravo Janika! Après-midi, nous pourrons dessiner toutes les bonnes actions que posait Marguerite et je vous raconterai comment elle est devenue une sainte. Oui, on dit Sainte Marguerite Bourgeoys aujourd’hui… Mais le temps commence à nous manquer… qui peut répondre à la deuxième question?
 
Narrateur : malheureusement, personne n’a trouvé la recette de la tire… les élèves entendent la cloche sonner et ils partent pour aller dîner… la tête basse, très décus.
Florence court jusque chez elle… on dirait une vraie gazelle. Lorsque Florence arrive dans son foyer, elle se dépêche à rentrer…
 
Mamie : Mais que tu as l’air pressée ma Florence.
 
Florence : Mamie, tu peux me dicter la recette de la tire Ste-Catherine? Il me la faut, sinon il n’y aura pas de fête après-midi.
 
Mamie : Pas de problème ma chérie. Écoute, pourquoi on ne cuisine pas aussi de ces bonbons délicieux pour les amis de ta classe? J’avais déjà préparé tout ce qu’il faut. Tiens, je vais installer Claudia dans la chaise haute et pendant que vous mangez  votre brocoli et vos pâtes aux tomates,  je vais faire la cuisson de la tire.
 
Florence : Je vais appeler mes bonbons, des petits morceaux de bonheur!
 
Mamie : Il faudra bien brosser tes dents ma chérie. Attention aux caries.
 
Florence : Comme nous aurons du plaisir à fêter cet après-midi.  Que nous avons de belles traditions dans notre pays!
....................................

Pièce Marguerite Bourgeoys II

Adaptation du texte Marguerite Bourgeoys, parle-moi de toi préparé par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, Montréal, 1982

Jeune fille
 : Bonjour Madame… Je me demande qui vous êtes, parlez-moi de vous.
 
Marguerite : C’est une longue histoire! Viens, assoyons-nous. Mais avant de te parler de moi, j’aimerais bien savoir ton nom.
 
Jeune fille : Je m’appelle Florence.
 
Marguerite : Eh bien, moi, je m’appelle Marguerite Bourgeoys. Je suis bien contente de te rencontrer Florence car j’aime beaucoup les enfants.
 
Je suis une Française, née à Troyes, en Champagne, le Vendredi Saint, 17 avril 1620.
 
Florence : Qui étaient tes parents? Que faisaient-ils? Étais-tu la seule enfant?
 
Marguerite : Mon père, Abraham, était un fabricant de cierges. Ma mère, Guillemette Garnier, élevait soigneusement ses douze enfants. Moi, j’étais la sixième.
 
Florence : Ouf! Vous en aviez des frères et sœurs…
 
Marguerite : Oui mais, il est arrivé un grand malheur dans notre maison. La peste! Quelle maladie. Deux de mes sœurs, Anne et Jeanne, et deux de mes frères, Thomas et Nicolas sont morts dans mes bras. En plus, ma très chère mère, après plusieurs jours de fièvre, est morte elle aussi…
 
Florence : Ah non! J’ai déjà entendu parler de cette grave maladie infectieuse et épidémique. Comme vous avez dû être triste.
 
Marguerite : Oui. Heureusement, j’avais la foi et je priais beaucoup.
 
Florence : Comment êtes-vous venue au Canada?
 
Marguerite : Devenue grande, je rêvais du Canada. J’en entendais parler souvent et ça m’intéressait. Un jour, pendant que je priais Marie, la mère de Dieu, j’ai senti qu’elle me disait : «  Va, je ne t’abandonnerai pas… » Par la suite, le chevalier de Maisonneuve est venu en France et il m’a demandé si je voulais aller travailler au Canada… J’ai dit oui.
 
Florence : Enfin, votre rêve se réalisa. Quelle belle histoire. Vous êtes assurément venue en bateau. Ça prenait combien de temps pour venir ici?
 
Marguerite : J’avais 33 ans. Je m’en souviens bien. J’ai quitté la France un 20 juillet en 1653 et je suis arrivée à Québec le 22 septembre. Donc, un bon deux mois… Pendant le voyage en bateau, je soignais les malades et il y en avait beaucoup. Arrivée à Ville-Marie, j’ai aidé à Monsieur de Maisonneuve dans son travail de fondateur. À partir de 1658, j’ai enseigné aux petits enfants…
 
Florence : Oui, je le sais. Votre école était une étable que vous aviez nettoyée. Et puis, vous avez fait des bonbons pour les enfants, pour les attirer à l’école.
 
Marguerite : Oui, tu as raison Florence…  j’ai fait de la tire à la mélasse… Mmmmmmm! C’est si bon. Je pense que j’ai fait ça pour la première fois en 1658, le jour de la fête d’une sainte qui s’appelle Sainte-Catherine. C’est pourquoi on a commencé à appeler mes bonbons de la tire de Sainte-Catherine.
 
Florence : Êtes-vous retournée en France?
 
Marguerite : Oui, quelques fois… je suis allée chercher de l’aide. La vie était très dure au début de la colonie… J’ai montré à bien des jeunes filles à tenir maison, à cuisiner, à coudre, à prendre soin de la maison… Aussi, j’ai fondé la communauté des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal.
 
Florence : Mon doux! Vous en avez fait des choses…
 
Marguerite : Oui, toutes des choses que j’ai réalisées avec amour… Sais-tu Florence, qu’avec l’aide des colons, j’ai même érigé une chapelle en l’honneur de Notre-Dame-de-Bon-Secours sur les bords du fleuve Saint-Laurent?
 
Florence : Oh! Marguerite, tu peux bien être une sainte maintenant… Le pape Jean-Paul II t’a déclarée sainte le 31 octobre 1982… il avait bien raison.
 
Marguerite : Que tu es gentille ma petite Florence. Tu as un grand cœur… je crois que toi aussi, tu feras de grandes choses.
 

FIN
 


Tire à la mélasse
2 tasses de cassonade blonde 1/2 tasse d'eau 1 c. à soupe de sirop de maïs 1 tasse de mélasse 1/2 tasse de beurre doux
Étapes de préparation Faire cuire le mélange jusqu'à 260º F.  Pour vérifier la texture, mettez une goutte du liquide bouillant dans un verre d'eau : si elle forme une boule, ça y est : c'est prêt.  Étendre la tire dans une lèchefrite beurrée et la laisser refroidir suffisamment pour ne pas se brûler en l'étirant.  Étirer la tire avec ses mains préalablement beurrées jusqu'à ce qu'elle atteigne la blondeur désirée.  Couper et mettre en papillotes.
COMMENTAIRES de LECTEURS / LECTRICE :
Bravo Lysette! Comme je viens d'autres cieux,  je suis curieuse, moi aussi, pour connaître l'histoire de la fête de la Sainte-Catherine. Nous n'avons pas cela au Brésil: pas de neige, donc pas de Sainte- Catherine et pas de tire. Hum... c'est si bon! Bravo  et merci de nous donner la chance aux enfants et aux nouveaux venus de connaître un peu plus la culture de notre pays d'adoption.
Francisca

Bonjour Lysette
Je trouve cela tout à fait fantastique que tu as écrit un livre sur la Ste-Catherine. Nous aimerions certainement nous procurer ce livre.  Si tu es libre le 25 novembre, tu pourrais aussi nous l
’apporter et nous le lire.  J’attends de tes nouvelles!
 
Muriel Thibault-Gauthier
Directrice
Ste-Marguerite-Bourgeoys
Ste-Catharines
905-227-4002

ACTIVITÉS :












NOTES SAINTE-CATHERINE

La Sainte-Catherine et la tire :

Qui de nous, au moins une fois, ne s’est pas demandé d’où venait la coutume, si canadienne, de faire et de manger de la tire le jour de la Ste-Catherine ? Voici la réponse :
Ce fut un 25 novembre que la Sœur Marguerite Bourgeoys fonda la vraie première école de Montréal. Chaque année elle commémora cette date par différentes réjouissances, au nombre desquelles figurait un petit goûter.
Un goûter d’écoliers, sans bonbons, c’était impossible. Malheureusement, dans la colonie naissante, pralines et dragées étaient inconnues. Pour y suppléer, la bonne Sœur inventa un bonbon nouveau et ce fut la tire.
Et c’est depuis cette époque, qu’on se gave de tire blonde à la Sainte-Catherine.
Revue Populaire

Cette anecdote est erronée, du moins quant à la date, car ce fut le 30 avril 1657, fête de S. Catherine de Sienne que la Sœur Bourgeois ouvrit son école.

E. Z. Massicotte,
Mœurs, coutumes et industries canadiennes-françaises, Montréal, Librairie Beauchemin, Limitée, 1913, p. 63-64


Dans une étable :

Elle attend depuis quatre ans. Le gouverneur lui donne enfin l’étable de pierre de la Commune pour en faire une école et y loger les institutrices. L’étable avait servi de loge pour les bêtes à cornes. Par une échelle placée à l’extérieur, on pouvait accéder à un colombier qui devint dortoir. « Je la fis nettoyer, j’y fis faire une cheminée et tout ce qui était nécessaire pour loger les enfants. J’y entrai le jour de la Sainte Catherine de Sienne. »

Poissant, Simone, C.N.D., Marguerite Bourgeoys 1620-1700, Montréal, Bellarmin, p. 30
La Sainte-Catherine :

Dans le bon vieux temps, cette fête était célébrée dans presque toutes les maisons canadiennes. C’était un jour de grande liesse. Le travail était suspendu et le plaisir était partout à l’ordre du jour.
La ménagère passait sa journée à préparer le festin de rigueur. Dans toutes les familles c’était une fête à rendre des points aux noces de Gamache.
La soirée et la nuit entière étaient consacrées à la danse. Tout le monde sautait, les vieux comme les jeunes, au son du violon et de la clarinette.
Dans la maison du pauvre, où l’on ne pouvait se payer le luxe d’un violoneux, on dansait « sur la gueule » ; c’est-à-dire que la musique ressemblait un peu à celle de la danse de guerre des Indiens. Les danses du bon vieux temps étaient le cotillon, le « reel à deux » et le « reel à quatre », le menuet français, la jigue voleuse et la jigue frotteuse. Cette dernière était aussi tapageuse que le « clogs » des Américains. Le jour de la Sainte-Catherine on faisait de la tire dans toutes les familles, et le réveillon après le bal était d’une magnificence extraordinaire.
Les mariages, il y a soixante-ans, étaient presque tous fixés pour la Sainte-Catherine.
Hector Berthelo, La Patrie, 1885
E. Z. Massicotte,
Mœurs, coutumes et industries canadiennes-françaises, Montréal, Librairie Beauchemin, Limitée, 1913, p. 64



La Sainte-Catherine (25 novembre)

Catherine, vierge chrétienne, aurait vécu à Alexandrie, subi le supplice de la roue et eu la tête tranchée vers 307 sur l’ordre de l’empereur romain Maxence qui avait vainement tenté de l’épouser. Son culte, tardif et légendaire, se serait répandu en Occident grâce aux Croisés. Elle devient alors la patronne des jeunes filles.
Provencher, Jean, Les quatre saisons dans la vallée du Saint-Laurent, Montréal, Boréal, 1988, p. 360

LA SAINTE-CATHERINE (au Québec)

…Au Québec, les réjouissances de la Sainte-Catherine donnent un avant-goût de celles qui suivront dans le temps des fêtes.
Si le 25 novembre est l’occasion d’une veillée particulièrement animée pour
les jeunes, ce n’est nullement la coutume pour les filles de 25 ans et plus de
coiffer la Sainte-Catherine :

Toutes les familles la célèbrent (la Sainte-Catherine) à la canadienne, c’est-à-dire qu’elles font et mangent la tire étirée (faite souvent avec de la mélasse).
On ne fête pas d’une manière spéciale les vieilles filles, sauf peut-être en leur faisant étirer la tire. La coutume si répandue en France, à savoir: « coiffer la Sainte-Catherine», n’existe pas à Laval, bien que l’expression soit encore nvites pour les filles qui ont plus de vingt-cinq ans.

La veillée consiste en jeux et en danses, au son des nvites et des nvitess. Au cours de la soirée, on fabrique cette friandise qu’on appelle tire et sans laquelle ce ne serait pas la Sainte-Catherine :

Madame Gagnon avait fait les préparatifs de la tire pour la soirée. Elle avait nvit dans une grande chassepinte (casserole) un gallon de mélasse mélangée d’un peu d’eau et avait haché, très fin dedans, un gros pain de sucre d’érable mêlé de cassonade brune à grains aussi gros que le sable des parties hautes des grèves du lac ; elle avait nvit encore dans un vaste chaudron une pleine bolée d’amandes de noisettes ramassées, au mois d’août, par les enfants. Dans les nvites de Fabre. Elle ne devait mettre le tout sur le feu ardent qu’au début de la veillée afin de permettre aux jeunesses d’étirer la tire, occasion de joies sans limite et nvi de licences nvites seulement en cette occasion. En effet, un jeune homme et une jeune fille, nvite le nvi morceau de tire, pouvaient, quand tous deux se rapprochaient pour plier les deux extrémités du cordon doré, s’embrasser rapidement, ce qui faisait éclater les cris et les rires de ceux qui avaient eu le temps de les voir. Quand la tire est devenue bien souple, spongieuse et bien dorée, l’on coupe avec des ciseaux ce cordon d’ambre, long de plusieurs pieds, en croquettes grosses comme des pruneaux et qui sont soigneusement rangées dans des assiettes que l’on nvite, dehors, sur la neige, pendant une heure, afin de rendre la tire sèche et cassante. Alors seulement elle est à point pour être croquée à belles dents.

Cette fête, occasion d’une veillée familiale pleine d’entrain où sont nvites
les amis, possède en fait toutes les caractéristiques des traditionnelles veillées
canadiennes ; ce qui la distingue des autres, c’est la « tire Sainte-Catherine ».

Desdouits, Anne-Marie,
La vie traditionnelle au pays de Caux et au Canada français : le cycle des saisons, Québec, Presses de l’Université Laval, 1987, p.389-390

Dans certaines régions acadiennes :

La Sainte-Catherine est la fête populaire des vieilles filles ; une coutume disparue consistait à inviter à une soirée les filles qui avaient plus de vingt-cinq ans. On leur mettait sur la tête un bonnet blanc et pointu. En certains endroits, on leur faisait revêtir une robe verte, signe d’espérance, et on les obligeait à danser dans une auge à cochon…
Jean-Claude Dupont,
Héritage d’Acadie, Montréal, Leméac, © 1977, p. 332



Suggestion :

Pourquoi ne pas visiter le Musée Marguerite-Bourgeoys et voir la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal (Québec) ? La chapelle de pèlerinage de 1771 est reconstruite sur le lieu même de la première chapelle de pierre dont les vestiges ont été découverts récemment.
Voir le site : http://www.marguerite-bourgeoys.com/
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