Cybertextes

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1.
Traduction
« Printemps Amour »
Textes de Lysette traduit en russe


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Un temps pour souffrir:
http://www.stihi.ru/2011/06/01/6560
http://www.stihi.ru/2011/09/27/8112
-Du pain et des roses:
http://www.stihi.ru/2011/04/30/3819
-Oratorio du remords:
http://www.stihi.ru/2011/05/31/7210
http://www.stihi.ru/2011/09/27/4307
-Revenir seule dans le silence:
http://www.stihi.ru/2011/10/06/8262
-Sans toi:
http://www.stihi.ru/2011/09/27/8597
-Rendez-vous poétique:
www.stihi.ru/2011/10/07/5463



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2.



« Du pain et des roses »
Exposition collective
Textes, légendes et enluminures
Texte de Lysette
Tableau de Paul Walty

 
Une collaboration de l’ Alliance française d’Ottawa et de
l’Association des auteur.e.s de l’Ontario Français

L’exposition regroupe 21 membres de l’AAOF et 16 artistes visuels

---Vernissage: le 9 février 2010 de 18h à 20h.
Exposition du 9 février au 26 février à la Galerie de l’Alliance Française d’Ottawa. 352, rue MacLaren, Ottawa

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Exposition du 5 mars au 24 avril à la Galerie Pierre-Léon, au 24 Spadina Road, à Toronto

---L’
Exposition partira ensuite pour Sudbury, Ontario.


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3.

L’Envol-Poetique
http://envolpoetique.new.fr/

Concours: lettre de rupture

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Bonsoir Lysette,
 
Vous avez loupé de justesse
d'être la première au concours.
Dommage !
Amitié,
Jean-Claude Starosta, fondateur de L'envol Poétique


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Lettre de Lysette

Le 17 mars 2010

Chère Yris,

Nous sommes de bonnes amies depuis trente-deux ans, toi et moi, mais maintenant, je suis obligée de te laisser partir. C’est l’heure de la rupture.

Je t’avais dit un jour, en te regardant peindre dans ton atelier de Rock Forest, pendant que tu étais à l’œuvre devant la première toile d’une série de douze, portant sur le thème des fleurs : « Van Gogh, lui, a su peindre les Iris. Ces dernières me font penser à toi, car autrefois, elles désignaient l’arc-en-ciel. Et toi, mon amie-peintre, tu as des mains de couleurs. » Tu as ri. « Appelle-moi donc Yris, avec un Y parce que je connais un chat qui porte le nom d’Iris et il n’aimerait pas que je lui vole la vedette. Et moi, je t’appellerai Hélianthée, car tu me fais penser à cette joyeuse plante jaune, l’hélianthe », m’as-tu lancé.

C’est ta belle-sœur qui m’a annoncé la nouvelle au téléphone : « Claire est rentrée à l’Hôpital Hôtel-Dieu, aux soins palliatifs. »

Le lendemain, de bonne heure, j’ai roulé les trois cents cinquante kilomètres qui séparent Gatineau de Sherbrooke, pour aller te voir, te rassurer. Je priais : « Mon Dieu, s’il vous plaît, donnez-moi les mots… »

Un silence bien plein remplissait ta chambre. Tu avais la tête engouffrée dans un oreiller, ton expression de douleur m’était insoutenable. Puis tout à coup, comme je m’approchais de ton lit, tu as saisi mon bras et malgré ta douleur, tu m’as offert un pétulant sourire. « Je te vois en double, c’est deux fois mieux… Ce doit être la morphine qui commence à faire son effet ! » as-tu murmuré.

Je suis restée là, près de toi, à te tenir la main. Puis, rompant notre long mutisme, tu as dit : « C’est bien de veiller au corps ensemble. » Évidemment, tu me connais, je me suis esclaffée. Tu as toujours su me faire rire.

Va-t-en, Yris. Le médecin a déclaré à ta famille que tu souffrais de cancer dans tout ton système osseux, que tu avais des métastases au cervelet et dans les méninges, en plus d’une tumeur au cerveau. Ne tiens pas tête au destin. Il faut partir… Je t’aime trop pour te retenir.

Adieu.

Hélianthée

Lysette Brochu